L’ensemble des ATSEM des 7 écoles maternelles de Saint-Pierre-des-Corps se sont mises en grève : elles demandent le respect de leur profession et des conditions de travail respectueuses. Isabelle et Michel vous expliquent l’intervention portée par la Gauche Unie et Ecologistes à ce sujet.
Retranscription
Isabelle : Bonjour et bienvenu dans le nouveau podcast consacré au Conseil Municipal de Saint-Pierre-des-Corps. Dans ce podcast, les membres de la Gauche Unie et Ecologistes vous proposent d’étudier plus en détails quelques délibérations du Conseil Municipal.
Je m’appelle Isabelle, aujourd’hui je suis avec Michel Soulas. Bonjour Michel, nous allons revenir ensemble sur l’intervention de début de Conseil Municipal concernant les conditions de travail des ATSEM dans notre commune.
Michel : Bonjour Isabelle, comme vous le savez, les ATSEM de Saint-Pierre-des-Corps ont été en grève toute la semaine dernière. En tant qu’élu·es, nous avons été plusieurs à les rencontrer, écouter leurs revendications, les soutenir, partager aussi avec elles leurs conditions de travail. Nous avons souhaité qu’en début de Conseil Municipal, on puisse faire une intervention justement pour porter au sein du Conseil leurs revendications.
Isabelle : Michel, peux-tu nous en dire un peu plus sur la situation actuelle des ATSEM sur Saint-Pierre-des-Corps et pourquoi cette situation et la défense de leurs conditions de travail est importante pour la Gauche Unie et Ecologistes ?
Michel : Cela fait maintenant plus de trois ans que les ATSEM sont sur leurs revendications. Les ATSEM ont un rôle essentiel auprès des enfants et des personnels enseignants, c’est aussi une des raisons pour lesquelles on a souhaité les accompagner dans leurs revendications. Il faut se rappeler quand même quelles sont leurs missions, puisqu’elles ont un statut.
Une des questions qui a été posée par leur groupe en grève, c’était justement la défense de leur statut. Je rappelle qu’elles ont un rôle d’accueil, d’accompagnement et d’hygiène auprès des enfants, d’assistance aux activités pédagogiques, et puis également l’entretien des locaux du matériel lié à leur activité.
Je pense que là, c’est un point sur lequel il y a un désaccord de l’entretien du matériel et des locaux lié à leur activité. C’est devenu par extension que lorsqu’il y a du ménage à faire dans d’autres locaux, on envoie les ATSEM.
La question, c’est un, c’est le respect de leur statut, et puis deux, c’est que derrière ce respect du statut, il y a aussi la question de l’enseignement des enseignants et des enfants, mais il y a aussi le bien-être au travail.
En tout cas, c’est ce qu’on a ressenti dans leurs revendications,
c’est qu’effectivement, leurs conditions de travail se sont dégradées, on les comprend, puisqu’aujourd’hui, on leur demande des missions qui ne sont pas dans leur statut.
Mais les questions de bien-être au travail pour l’ensemble des employés de la ville, c’est quelque chose d’extrêmement important pour nous, c’est quelque chose qu’on portera. Ce sont des valeurs que nous, à Gauche Unie et Ecologistes, on porte et qu’on a portées déjà dans la campagne électorale, et donc que l’on va continuer à porter tout au long du mandat.
Isabelle : Suite à cette intervention au Conseil municipal, quelle sera la suite des événements ?
Michel : Il y aura deux suites à ce mouvement qui a été initié par les ATSEM.
Lorsque nous avions rencontré les ATSEM, le maire était présent,
et donc nous avions fait la proposition au nom de la Gauche Unie et Ecologistes qu’il y ait rapidement, mais très rapidement, une commission ressources humaines avec ce point à l’ordre du jour, à l’avoir les conditions de travail des ATSEM, et donc ce qu’on souhaite aussi, c’est que les représentants des ATSEM soient présents avec nous, avec les élu·es.
Il y a le 7 octobre, de mémoire, je crois, une réunion entre les ATSEM et le maire.
Par contre, ce qu’il nous a opposé avec le maire du Conseil municipal, c’est que lorsqu’il a acté le fait qu’il y aura bien évidemment une commission RH dans les jours à venir, c’est de dire simplement aux élu·es, ce sera pour information. Or nous, ce n’est pas pour information qu’on veut être invité dans cette commission. On a des choses à dire. Alors, bien évidemment, les choses à dire, elles s’appuient sur les revendications des ATSEM.
Pour conclure, parce qu’il faut conclure et se projeter aussi dans l’avenir, donc les exigences des élus de la Gauche Unie et Ecologistes, c’est que très rapidement, cette commission RH se mette en place. Et en tout cas, nous allons rester vigilants.
Isabelle : Notre podcast s’achève pour aujourd’hui. Merci Michel d’avoir pris le temps de nous expliquer plus en détail cette intervention.
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Merci pour votre écoute et à bientôt.
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